Parier sur l'UFC Paris, Ares FC et PFL Europe : le guide des événements français

Updated juillet 2026
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Combattant MMA debout dans l'octogone UFC devant une foule compacte à l'Accor Arena de Paris

Introduction : trois circuits, trois logiques de pari

Quand on vit en France et qu’on parie du MMA, on a trois portes d’entrée dans l’écosystème, et ces trois portes ne fonctionnent pas du tout de la même façon. Il y a l’UFC, qui est la référence mondiale et qui revient à Paris régulièrement depuis 2022. Il y a Ares Fighting Championship, la ligue française qui fait remplir l’Accor Arena et des salles à Nice ou Lyon avec un produit local de qualité croissante. Et il y a PFL Europe, la branche européenne de la Professional Fighters League, qui occupe une place ambiguë sur le marché français depuis 2025 pour des raisons que je vais détailler.

Chacun de ces trois circuits appelle une lecture de parieur spécifique, et c’est ce qui rend l’écosystème français si intéressant pour qui sait le lire. Sur l’UFC, vous pariez le top 1% mondial, avec des marchés hyper-liquides, des marges serrées, et une efficience qui rend chaque centime de value difficile à dénicher. Sur Ares, vous pariez un produit de niveau international émergent, avec des marchés moins liquides, des marges plus larges, et une asymétrie d’information qui favorise le spectateur attentif. Sur PFL Europe, vous ne pariez rien du tout en ce moment, et cette absence est en soi une information qu’il faut comprendre. Le MMA est désormais perçu comme le deuxième plus gros sport en France selon les déclarations de la direction UFC — une affirmation qu’il faut contextualiser, mais qui dit quelque chose de réel sur la dynamique du marché. Dana White l’a formulé lors d’une interview à Kevin Iole : quand on repense à la difficulté d’obtenir la légalisation du MMA en France, le voir aujourd’hui perçu comme le deuxième plus gros sport sur place, c’est quelque chose d’énorme, et les fans là-bas sont littéralement fous. La déclaration est commerciale, évidemment, mais elle reflète un vrai basculement culturel que j’ai vu se produire sous mes yeux depuis la légalisation de 2020.

Je vais parcourir avec vous les trois circuits un par un : l’histoire récente de l’UFC Paris avec ses quatre éditions consécutives et les chiffres concrets, ce qu’on sait de l’édition 2026 à venir, les combattants français qui structurent cette vague, le positionnement d’Ares FC sur le marché, le dossier PFL Europe, et comment construire un ticket cohérent autour d’un event local. L’objectif est que vous repartiez avec une vision d’ensemble claire et avec les réflexes pratiques pour chaque circuit.

UFC Paris de 2022 à 2025 : quatre éditions consécutives, un public record

L’UFC est revenue à Paris en septembre 2022 après des décennies d’absence, et cette première édition a donné le ton pour tout ce qui a suivi. L’Accor Arena, à Bercy, a affiché complet avec plus de 15 000 spectateurs pour un main event qui est devenu l’un des moments fondateurs de la scène MMA française moderne. Le guichets fermés n’était pas une surprise commerciale en soi — l’UFC avait choisi Paris précisément parce qu’il anticipait cet appétit — mais l’ambiance du public a tranché par son volume sonore avec tout ce que la direction avait vu ailleurs en Europe continentale.

Le vice-président de l’UFC, David Shaw, a résumé l’effet Paris assez directement dans une interview : il y a eu trois événements d’affilée à Paris avec sans doute l’une des foules les plus bruyantes que l’UFC ait eues, et pourriez-vous remplir la salle avec les athlètes nécessaires pour vendre suffisamment de billets au milieu de la nuit — il pense que oui. Cette phrase est intéressante parce qu’elle contient implicitement une contrainte importante : les events UFC à Paris se déroulent à des horaires qui correspondent au prime time américain, donc à des heures nocturnes pour le public français. Le main event démarre généralement entre 3 et 5 heures du matin heure de Paris. Et pourtant, la salle est pleine. Ça dit quelque chose sur la motivation du public local.

Les quatre éditions UFC Paris — 2022, 2023, 2024 et 2025 — ont chacune écrit une page distincte. L’édition 2022 a été le choc de la nouveauté, avec un main event construit autour d’un poids lourd français qui a rempli la salle sur son seul nom. L’édition 2023 a été plus sportive, avec une carte mieux équilibrée et une présence française plus étalée sur l’ensemble du card. L’édition 2024 a porté un main event Moicano-Saint-Denis qui a installé durablement l’UFC Paris comme rendez-vous annuel. L’édition 2025, avec le main event Imavov contre Borralho le 6 septembre, a été la plus mature sur le plan purement sportif : une affiche où deux contenders du middleweight se disputaient une place dans la conversation du titre, et où le public parisien a vu du MMA de niveau championnat, pas une démonstration commerciale.

Les chiffres de l’édition 2025 sont instructifs pour comprendre l’échelle du produit. UFC Fight Night Paris a attiré 15 724 spectateurs à l’Accor Arena pour une recette de 4,331 millions de dollars de live gate. C’est parmi les tops chiffres européens de l’année UFC, et ça positionne Paris au niveau de Londres et d’Abu Dhabi comme marché international porteur. Pour le parieur, ces chiffres comptent parce qu’ils confirment que l’UFC va continuer à venir à Paris régulièrement — probablement une à deux fois par an — et qu’il faut intégrer ces events dans un calendrier annuel de préparation. Les events à domicile sont ceux où l’effet public se combine avec une pression supplémentaire sur les combattants français affichés en main ou co-main, et cette pression se lit parfois dans les cotes d’ouverture.

Une note sur la première édition de 2022, qui reste le point de référence historique : l’Accor Arena avait affiché complet avec plus de 15 000 spectateurs pour un main event qui avait marqué l’imaginaire collectif MMA français. Depuis, le seuil de 15 000 est devenu le plancher, pas le plafond, et les billets s’écoulent en heures, pas en jours, dès leur mise en vente. Ce qui était une incertitude commerciale en 2022 est devenu une routine confortable en 2026.

UFC Paris 2026 : ce que l’on sait et comment s’y préparer

L’UFC a confirmé son retour à Paris pour 2026. Dana White l’avait annoncé dès avril 2025, lors de l’UFC 314, dans une interview où il déclarait ne pas encore être venu à Paris pour un combat, ne pas avoir fait aucune de ces soirées, mais qu’on lui avait dit que c’était incroyable et qu’il fallait qu’il vienne au prochain événement à Paris, donc la réponse était oui, ils y seraient cette année. La confirmation a été suivie, comme d’habitude avec l’UFC, d’un long silence sur les détails précis avant une annonce officielle de la carte quelques semaines avant l’event.

Comment se prépare un parieur quand on sait qu’un UFC Paris arrive mais qu’on n’a pas encore la carte ? Par le calendrier et par les profils probables. Les cartes françaises de l’UFC ont toujours été construites autour d’une ossature de combattants locaux — deux ou trois Français en positions visibles, plus des combattants européens qui font le déplacement pour profiter du public — complétée par des combattants américains ou internationaux qui servent de tête d’affiche globale. L’ossature française 2026 devrait tourner autour des mêmes noms qui ont structuré 2023-2025 : Imavov au middleweight, Saint-Denis au lightweight, Charrière au featherweight, plus deux ou trois jeunes qui montent et qui joueront un rôle croissant.

La préparation statistique commence bien avant la carte officielle. Je prends chaque combattant français probable, je note sa forme des trois derniers combats, ses six métriques UFC Stats, et j’esquisse des matchups plausibles contre les adversaires connus du division. Ce travail en amont permet, quand la carte tombe enfin, de réagir vite sur les lignes d’ouverture — parce que les lignes d’ouverture sur un event local sont toujours influencées par le patriotisme du public, ce qui crée des distorsions que le parieur averti peut exploiter dans les 48 premières heures avant que le marché ne se stabilise.

Les lignes d’ouverture UFC Paris sont un cas particulier à connaître. Sur les deux dernières éditions, j’ai observé un pattern assez net : les combattants français affichés en main ou co-main sortent avec des cotes plus courtes que leur analyse sportive le justifierait, parce que l’argument local et l’argument sentimental poussent la mise publique dans leur direction dès l’annonce de la carte. Les lignes se corrigent généralement dans la semaine qui précède l’event, au fur et à mesure que les parieurs sharps et les modèles algorithmiques prennent position. Le parieur qui attend la dernière minute paye presque systématiquement une cote plus courte que ce qu’il aurait pu obtenir deux semaines avant. C’est une raison de plus d’étudier en amont : l’amont, c’est là où les meilleures cotes se posent.

Un dernier mot sur l’horaire et sa gestion. Les cartes UFC Paris se déroulent en prime time américain, donc entre 3 et 5 heures du matin en France. Parier en live dans ces conditions demande une préparation physique et mentale honnête. Je dors quelques heures avant, je me lève pour le main card, je ne parie aucune pré-fight après 2 heures du matin — les décisions prises en état de fatigue sont presque toutes mauvaises. Si vous avez posé vos tickets avant de vous coucher, les regarder se dérouler est un plaisir ; si vous voulez parier en live, prévoyez de la caféine et une discipline de fer.

Les combattants français à suivre : Imavov, Saint-Denis, Charrière

La génération française actuelle à l’UFC est la plus profonde que la discipline ait jamais connue dans l’Hexagone, et ce n’est pas une déclaration chauvine — c’est une observation statistique. Il y a dix ans, un Français à l’UFC était une curiosité. Aujourd’hui, deux à trois Français figurent régulièrement dans les classements mondiaux de leur division, et plusieurs autres sont en phase d’ascension. Cette profondeur change la façon dont on construit un card à Paris et, par ricochet, la façon dont on le parie.

Nassourdine Imavov est le cas le plus abouti. Son main event contre Borralho à Paris en septembre 2025 a confirmé son statut de contender au titre middleweight. Son profil statistique est celui d’un striker technique à volume contrôlé — SLpM dans la moyenne haute de la division, accuracy au-dessus de la moyenne, takedown defense solide qui lui permet de garder le combat debout contre les wrestlers. Le matchup qui le met en difficulté, c’est le combattant complet qui peut alterner pression debout et séquences de grappling — exactement le profil que les top 5 middleweight peuvent lui proposer. Pour le parier, je regarde toujours d’abord le takedown defense de l’adversaire : si ce dernier dépasse 70%, Imavov redevient le favori naturel ; s’il est en dessous, le combat est plus ouvert que sa cote moyenne ne le laisse penser.

Benoît Saint-Denis a eu une trajectoire plus chaotique, avec des ascensions spectaculaires et des revers difficiles, typique d’un combattant à haut volume émotionnel et à matchup risqué. Son profil est celui d’un combattant complet capable de finir debout comme au sol, avec une condition physique de marathonien. Le piège dans le parier, c’est précisément qu’il est capable du meilleur comme du pire selon le matchup, et ses cotes reflètent souvent une lecture « fan » plutôt qu’une lecture technique. Je regarde en priorité le cardio de l’adversaire et son historique face aux pressures fighters — Saint-Denis impose un rythme qui brise les combattants sans base physique solide, mais qui peut aussi lui retomber dessus s’il croise un striker précis qui sait contrer en mouvement.

Morgan Charrière, plus jeune dans sa carrière UFC, représente la génération suivante. Son profil est celui d’un striker explosif avec une capacité de finish au-dessus de la moyenne de sa division. Les chiffres qui le décrivent le mieux sont son taux de finish et sa capacité à clore dans le premier round — c’est le genre de combattant dont le marché de méthode KO offre souvent de la valeur, parce que les parieurs agrégés préfèrent jouer le moneyline plus sûr. Je l’aime beaucoup comme pari méthode de victoire plutôt que comme pari moneyline, et cette approche a payé plusieurs fois sur ses derniers combats.

Au-delà de ces trois noms, il faut mentionner les combattants de deuxième ligne qui peuvent prendre une place plus importante en 2026. Les profils varient — wrestlers techniques, grapplers, strikers à volume — et le travail du parieur est de les intégrer dans son watchlist dès leurs premiers combats UFC, avant que le marché ne se soit ajusté à leur niveau réel. Les prélims UFC sont souvent la zone où les meilleurs value bets sur les combattants français se trouvent, parce que les opérateurs ont moins de données pour construire leurs lignes et que les cotes d’ouverture sont plus volatiles.

Un mot sur le biais du parier local. Je l’ai eu comme tout le monde au début : tu vois un Français affiché, tu as envie qu’il gagne, tu paries pour lui. C’est humain et c’est perdant. Je me suis forcé à imposer une règle stricte — je ne parie sur un combattant français que si ma lecture technique converge avec mon envie, et si les deux divergent, je ne parie pas. Appliquer cette règle m’a coûté plusieurs paris « de cœur » gagnants, et m’a sauvé d’un nombre beaucoup plus grand de paris « de cœur » perdants. Sur la durée, le bilan est sans appel : l’affection dilue l’analyse.

Ares Fighting Championship : la ligue française qui compte

Ares FC est le circuit qui a le plus progressé sur la scène française depuis sa fondation, et c’est aujourd’hui la deuxième ligue qu’un parieur hexagonal doit connaître, après l’UFC. Ares 28 à Nice en janvier 2025 a réuni plus de 6 000 spectateurs, ce qui est un repère concret de la popularité atteinte par le circuit. Ce n’est pas l’Accor Arena à 15 000, mais c’est un volume qui confirme qu’Ares s’est installé durablement dans le paysage et que sa base de fans croît à chaque event.

Le niveau sportif d’Ares est à la fois honorable et hétérogène. Les main events réunissent souvent des combattants avec une expérience UFC, Bellator ou grandes organisations internationales — certains remontent, d’autres sont en reconversion vers une scène moins exigeante, d’autres encore sont des profils français qui montent via Ares comme tremplin vers la suite. Cette hétérogénéité fait la richesse analytique du circuit : chaque combat a une histoire stylistique et biographique qui pèse autant que les métriques brutes. Le parieur qui prend le temps de lire les parcours trouve dans Ares une zone où la préparation personnelle paie plus qu’à l’UFC, parce que les opérateurs et les modèles automatiques n’ont pas accumulé autant de données pour lisser les cotes.

Quels bookmakers français couvrent Ares ? En 2026, la majorité des opérateurs agréés propose des cotes sur les main events Ares et sur la co-main card, avec un marché généralement limité au moneyline, à la méthode de victoire, et à l’over/under rounds. Les prop bets sont rares. La couverture des prélims est plus aléatoire selon l’opérateur — certains proposent un marché complet, d’autres ne cotent que les deux ou trois combats principaux. Pour un parieur qui aime les marchés peu liquides et les opportunités de value, c’est une bonne nouvelle : la variabilité de couverture crée des situations où un combat est proposé à cote serrée chez un opérateur et à cote plus longue chez un autre, parfois avec un écart de 10-15% qui ferait rougir un trader UFC.

La stratégie de pari sur Ares est différente de celle appliquée à l’UFC précisément à cause de cette asymétrie d’information. Sur un combat Ares, mon avantage analytique est plus grand en valeur absolue, mais il est aussi plus fragile — un seul élément que je n’ai pas vu peut tout changer. Je surpondère donc la lecture des trois derniers combats disponibles, même s’ils sont sur des circuits mineurs, et je sous-pondère les moyennes statistiques agrégées qui sont souvent construites sur un échantillon trop faible pour être fiables. La préparation prend plus de temps, les récompenses sont plus variables, et les mises que j’y engage sont en général plus petites que sur l’UFC — 60% environ de ce que je mets sur un combat UFC comparable.

Une nuance importante : les marges bookmaker sur Ares sont structurellement plus larges qu’à l’UFC. Comptez 6 à 8 points sur un moneyline Ares contre 3 à 5 sur un moneyline UFC main event. C’est une taxe supplémentaire à payer sur chaque ticket, et il faut un edge personnel plus important pour que le pari soit rentable à long terme. Le seuil que j’utilise pour me décider à engager sur Ares, c’est un écart d’au moins 7% entre ma probabilité estimée et la probabilité implicite dé-vigorée — contre 5% à l’UFC. Le supplément de rigueur compense le supplément de marge.

PFL Europe : disponibilité chez les bookmakers en 2026

Le dossier PFL Europe est celui qui illustre le mieux comment la régulation française peut faire disparaître un circuit du champ des possibles pour un parieur, sans préavis et sans possibilité de recours immédiat. Une rédaction spécialisée a documenté le basculement assez clairement : depuis 2025, l’ANJ avait pris une décision de stopper les paris sur le PFL, et la ligue MMA, concurrente de l’UFC, n’était plus présente chez les bookmakers. Du jour au lendemain, littéralement, les cotes PFL ont disparu des interfaces des opérateurs agréés.

Pour comprendre pourquoi, il faut revenir sur le format particulier de la PFL. Là où l’UFC organise des events one-shot où chaque combat est indépendant, la PFL fonctionne sur un modèle saisonnier avec des playoffs et une finale dotée d’un million de dollars par division. Les combattants participent à une saison régulière, ils accumulent des points selon leurs résultats, et les meilleurs se qualifient pour les phases finales. C’est un format inspiré des sports d’équipe américains, et il a une logique commerciale forte pour construire des récits longs. Mais il crée aussi des complications pour la régulation française, liées à la vérification des résultats et à l’intégrité sur la durée d’une saison.

Les raisons précises de la décision ANJ n’ont pas fait l’objet d’une communication publique détaillée, mais elles tournent autour de questions techniques de conformité au cadre français. Ce qu’on sait concrètement, c’est que les combats PFL Europe de la saison 2025 ne pouvaient être pariés nulle part chez un opérateur agréé, et que la situation n’a pas évolué publiquement avant la fin de l’année. Pour le parieur intéressé par ce circuit, la seule option légale était de regarder les combats sans engager d’argent, ce qui est frustrant quand on apprécie un produit.

Quelles alternatives pour suivre PFL Europe en 2026 ? Les canaux de diffusion existent — la ligue est présente sur plusieurs plateformes européennes et la couverture médiatique française n’a pas disparu. Ce qui manque, c’est le segment pari. Pour ceux qui veulent vraiment exposer de l’argent sur les combats PFL, il faut patienter que l’ANJ publie une décision de réintégration, ou se tourner vers des ligues alternatives couvertes. La tentation d’utiliser un opérateur non-agréé qui propose des cotes PFL doit être combattue : la protection légale qui entoure vos gains disparaît, et l’agrément ANJ est précisément ce qui vous garantit de récupérer votre argent en cas de litige.

Perspective pour 2026 : je ne me risque pas à pronostiquer une date de retour des cotes PFL. Les dossiers de conformité prennent du temps, et l’ANJ ne communique sur ces sujets que quand les décisions sont prises. Ce qu’on peut dire, c’est que la pression commerciale existe — la PFL est une organisation importante au niveau mondial, et un marché européen privé de paris PFL est une anomalie qu’opérateurs et ligues voudront résoudre à terme. Un parieur averti suit l’actualité réglementaire mois par mois sur ce point. Pour une vue plus détaillée du cadre légal ANJ et de son impact sur les ligues MMA couvertes en France, j’ai consacré un guide dédié qui explique le mécanisme d’autorisation et les décisions récentes.

Comment construire un ticket autour d’un event UFC Paris

Passons au concret : un event UFC Paris arrive, la carte vient d’être annoncée, et vous avez dix jours pour préparer votre stratégie de paris. Comment organiser ce temps ? Voici la méthode que j’applique et qui me donne des résultats cohérents sans me consumer dans les préparatifs.

Premier jour : lecture de la carte complète, sans parier. Je note les noms, les divisions, et je fais une première impression sur les combats qui attirent mon attention. Je ne pose aucun ticket à cette étape, parce que les lignes d’ouverture sont volatiles et que l’émotion de la découverte fausse le jugement. Je télécharge mentalement la carte et je passe à autre chose pendant 24 heures.

Jour 2 à 4 : analyse technique combat par combat. Pour chaque combat qui m’intéresse — pas pour toute la carte, c’est une erreur — je fais le travail que je décris dans mon guide d’analyse : lecture du style, UFC Stats, forme, pesée à venir, matchup stylistique. Je formule une probabilité personnelle pour chaque combat. Je compare cette probabilité à la probabilité implicite dé-vigorée du marché. Je note les écarts en faveur d’un pari éventuel.

Jour 5 à 8 : veille et ajustements. Je suis les annonces officielles — changements de carte, annulations, déclarations qui pourraient contenir une information sur la forme ou sur la motivation d’un combattant. Je surveille les mouvements de lignes. Une ligne qui bouge contre mon analyse mérite une relecture — parfois le marché sait quelque chose que je n’ai pas vu. Une ligne qui bouge dans le sens de mon analyse confirme mon pari et suggère que je ne suis pas le seul à voir ce que j’ai vu.

Jour 9 : pesée officielle. C’est le moment où je valide ou invalide mes tickets. Un combattant qui rate le poids, qui arrive visiblement épuisé sur la balance, ou qui a un face-off qui révèle une instabilité émotionnelle, est un signal que j’intègre immédiatement. Je retire les paris dont l’analyse technique ne résiste pas à la pesée, et je confirme les autres.

Jour 10 : pose des tickets. Je pose mes paris quelques heures avant le début du card, jamais pendant, en suivant ma règle de bankroll — pas plus de 1 à 2% de bankroll par combat, maximum trois combats pariés sur la carte, maximum 5% de bankroll totale engagée sur l’event complet. Je regarde ensuite le card avec la sérénité de ceux qui ont fait leur travail.

Questions fréquentes sur les événements MMA français

Combien de spectateurs a attirés UFC Fight Night Paris 2025 ? L’event du 6 septembre 2025 avec Imavov contre Borralho en main event a réuni 15 724 spectateurs à l’Accor Arena, pour une recette de 4,331 millions de dollars de live gate. C’est l’un des meilleurs chiffres européens de l’année UFC, comparable à ceux de Londres et d’Abu Dhabi, et il confirme Paris comme marché international porteur pour l’organisation.

Peut-on parier sur les combats Ares FC chez les bookmakers français ? Oui. La majorité des opérateurs agréés par l’ANJ propose des cotes sur les main events et co-main events Ares, avec un marché généralement centré sur le moneyline, la méthode de victoire, et les rounds. La couverture des prélims est plus variable selon l’opérateur, et les marges sont structurellement plus larges qu’à l’UFC — comptez 6 à 8 points sur un moneyline contre 3 à 5 à l’UFC.

Quels combattants français sont annoncés sur l’UFC Paris 2026 ? L’UFC a confirmé son retour à Paris en 2026, la carte complète étant publiée traditionnellement quelques semaines avant l’event. L’ossature française probable repose sur les noms qui ont structuré les éditions précédentes — Nassourdine Imavov, Benoît Saint-Denis, Morgan Charrière — plus deux à trois combattants de deuxième ligne qui monteront vraisemblablement en visibilité. L’annonce officielle de la carte se fait traditionnellement quelques semaines avant l’event.

L’avantage du fan français, l’écueil du fan français

Le parieur qui vit en France a un double rapport au MMA local, et c’est à ce double rapport qu’il doit apprendre à faire face. L’avantage, c’est la proximité informationnelle — vous suivez les carrières des combattants français depuis leurs premiers combats, vous connaissez leurs entraîneurs, leurs gyms, leurs parcours, et cette connaissance est un capital analytique réel quand vient le moment de parier leurs combats. L’écueil, c’est l’affection qui vient avec la proximité — vous voulez qu’ils gagnent, et ce désir fausse votre lecture sans que vous le remarquiez. La discipline du parieur local, c’est d’utiliser son capital d’information sans céder à son capital d’affection, et cette frontière est exigeante à tenir sur des combats où votre émotion a envie de décider pour vous.

Combien de spectateurs a attirés UFC Fight Night Paris 2025 ?

L"UFC Fight Night Paris du 6 septembre 2025, avec Imavov contre Borralho en main event, a attiré 15 724 spectateurs à l"Accor Arena pour une recette de 4,331 millions de dollars. C"est l"un des meilleurs chiffres européens de l"année UFC, au niveau de Londres et d"Abu Dhabi.

Peut-on parier sur les combats Ares FC chez les bookmakers français ?

Oui. La plupart des opérateurs agréés par l"ANJ proposent des cotes sur les main events et co-main events Ares FC, avec un marché centré sur le moneyline, la méthode de victoire et les rounds. Les prop bets sont rares, et les marges sont plus larges qu"à l"UFC, ce qui laisse plus de place à la value pour un parieur qui fait son travail d"analyse.

Quels combattants français sont annoncés sur l"UFC Paris 2026 ?

L"UFC a confirmé son retour à Paris en 2026, la carte complète étant publiée traditionnellement quelques semaines avant l"event. L"ossature française probable reprend les noms qui ont structuré les éditions précédentes — Imavov, Saint-Denis, Charrière — plus des combattants de deuxième ligne qui montent en visibilité.

Rédigé par l'équipe de « Parier MMA UFC ».